L'Oeil de Lynks

lundi 29 janvier 2018

Charles V

Charles roulait toujours. Ou plutôt, il conduisait toujours son véhicule qui, lui, roulait. Au départ d'une longue portion en ligne droite, il pensa subitement au mensonge. Le mensonge n'est-il pas finalement le socle sur lequel chacun se construit sa vie ? Les mensonges font partie du bagage des mauvaises actions qui vous rattrapent toujours et, pourtant, certains en usent et en abusent. Pourquoi ? Seraient-ils immunisés contre leurs démons ? Ou pensent-ils tout simplement être dans le vrai ? A moins qu'ils ne soient convaincus que c'est un passage obligatoire, nécessaire pour parvenir à leurs fins, la fin justifiant les moyens - même les plus vils ? Comment ces gens peuvent-ils se regarder dans la glace, ou dormir ? Charles sortit par la bretelle.

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dimanche 28 janvier 2018

Charles IV

Alors qu'il roulait pour rallier son domicile par cette fraîche soirée, Charles continua de laisser vagabonder ses pensées. Il songea à cet automobiliste qui semblait si pressé, aux éventuels accidents qu'il évitait par sa légendaire propension à prendre le maximum de précaution, aux animaux qui - peut-être - se terraient dans les environs et à qui on avait encore réduit l'habitat ; seuls les aériens, les sous-terrestres ou les minuscules peuplaient d'ailleurs potentiellement cette partie de Terre. Était-ce triste ? Était-ce sans importance ? Ne pouvions-nous rien y faire ? A quoi bon ? Enfermé à l'abri dans ce moyen de transport calfeutré, quelle question ou quelle réponse aurait ici une réelle importance ? Le voyage continua ainsi, neutre.

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vendredi 24 février 2017

Charles III

Charles claqua la porte de son véhicule. En s'y asseyant, il sembla prendre encore davantage l'ampleur de l'immensité de l'univers autour de lui - comme si le microcosme silencieux de la situation l'extrayait subitement de la réalité. Il resta un moment assis sans allumer le moteur. Il ne réfléchissait pas. Il paraissait profiter d'un instant face à lui-même, comme pour appréhender ce qui allait venir comme une fatalité obligatoire. Enfin, il démarra.

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Charles II

Charles apparut au détour d'un couloir. Il avait le visage marqué, sans doute fatigué, mais il paraissait serein. Il salua quelques connaissances, vaquant à leurs primaires occupations, puis traversa un hall mal éclairé. Il appréciait cette atmosphère, ce soir qui s'annonçait d'une manière paisible, cyclique. Il pouvait effleurer du bout des doigts les légères tensions perceptibles ça et là. Il semblait les sentir, s'en nourrir et les intégrer, comme autant de substances et de connaissances dont il se servait pour évoluer et mûrir. Quand on prend le temps de se poser et de contempler les choses, même les plus banales, on les redécouvre. On les voit sous un jour nouveau. Mais Charles avait déjà fait ce genre d'exercice, et la serre fictive dans laquelle il se trouvait diffusait ses moments vécus par le passé dans son esprit hagard. Après un temps relativement court qui sembla s'étirer un long moment, il finit par quitter les lieux.

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Charles Ier

Il s'appelait Charles, mais peu importait son nom. Il était un tout, le début et la fin de chaque chose. Il était également le néant, primitif parmi les êtres peuplant par milliards cette planète bercée au milieu du cosmos. Charles était normal. Intégré, sans histoire - ou avec des histoires aussi semblables qu'en auraient ses contemporains -, sans but malgré sa vie et ses activités. Quand Charles regardait par l'immense fenêtre du bâtiment où il se trouvait, il n'y voyait rien sinon le tableau morne d'un présent inintéressant. Charles était avenant, prévenant, à l'écoute ; il lui semblait que personne n'avait rien à lui reprocher. Il fut parfois dissipé par le passé, mais il s'était assagi depuis. Le temps, son office, tout ça. Qu'attendait-il devant cette baie vitrée ? Des gens, qu'il connaissait plus ou moins, passaient parfois alors que le soleil, masqué toute la journée, disparaissait lentement dans la pénombre. Une phrase ou deux étaient parfois lâchées, cyniques, dans l'obscurité grandissante. Pourquoi était-il là ? Pourquoi maintenant ? Pour quoi faire ? Il aurait été idiot de vouloir répondre à ces questions, quand bien même elles se posaient. Charles pensait que rien n'était immuable. Il suffisait de faire, d'agir pour déclencher des événements. Mais en avait-il l'envie ? Ou seulement la force ? Il se croiserait lui-même qu'il serait probablement consterné par sa propre vision. Charles était perdu dans les flots de son propre esprit vagabond. Son expérience pourrait peut-être se voir transmise aux autres afin qu'ils puissent prendre du recul sur leur situation. Lui, il avait tant pris de recul que le fossé imaginaire se trouvait sur ses talons. Mais contempler avec autant de clarté toute cette médiocrité était-il salvateur ? Charles n'était pas du genre à s'appitoyer sur lui-même. Simplement, et comme cela lui semblait sain, il se posait des questions. Et se remettait lui-même en question. Constamment. Etait-ce réellement sain ? Ou n'était-ce qu'un premier pas vers la folie ? Cette différence de compréhension et de positionnement lui semblait fine, comme tant d'autres choses. Charles se connaissait et connaissait son environnement. Il pouvait faire des choix et modifier des variables s'il le souhaitait. Mais que désirait-il ? Le savait-il seulement ? Le temps continuait de s'écouler et les gens à partir. Et lui-même finit-il par partir.

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dimanche 25 octobre 2015

En passant

Au début je voulais passer par ici et supprimer tous les posts polluants... Et puis je me suis dit que, de toute façon, ces posts faisaient partie de ma vie, et que, comme il n'est pas possible de supprimer des pans de sa vie (pas de ragequit comme dans les jeux vidéos, ou alors c'est définitif...), autant laisser tous ces posts en place.

Donc, du coup, au lieu d'en supprimer, j'en rajoute un. Ouais, et puis comme ça, je donne de mes nouvelles, même si plus personne ne doit passer par ici vu le peu d'activité dans le milieu ! En tout cas je continue mes parties de FF, même si j'ai plutôt mis mon FFX HD en stand-by histoire de me refaire DQ8, mais bon. Je continue Hordes également. Ce jeu me paraît indispensable, et même si j'ai fait de longues parenthèses, on y revient toujours. Ca serait dommage qu'il s'écroule, l'idée de ce jeu est quand même extraordinaire. Et puis Magic me prend aussi pas mal de temps. Bref, c'est pas que j'ai pas envie, mais quand j'ai du temps je préfère écrire quelques aventures de Heihachi que de raconter des conneries comme maintenant...

mardi 7 juillet 2015

Un autre cristal

Ca y est, j'ai terminé Final Fantasy IX. Je crois que j'avais jamais été au bout de ce jeu finalement... Ca m'a quand même pris un peu moins de 80 heures, et j'ai même pas battu Gaïa (impossible de terminer la quête annexe des gentils monstres donc j'ai laissé tomber) ni terminé de posséder toutes les cartes (mais bon, on s'en fout.. 84% c'est déjà pas mal, surtout sans vraiment vouloir toutes les récupérer). Bref, très sympa, même s'il faudrait que je lise quelques explications sur le final de ce jeu... qui pose de vraies questions existentielles !

mercredi 4 mars 2015

Lion Heart

Ca y est, j'ai enfin terminé - à nouveau - Final Fantasy VIII. J'avais terminé FF7 en un peu plus de 64 heures (avec le Chocobo Doré et les dernières armes de chaque personnage), je viens de finir FF8 en un peu plus de 72 heures (avec toutes les G-Forces et les dernières armes de chaque personnage). Ca faisait un moment que j'avais pas été jusqu'au bout du 8 et la fin, dans la Citadelle d'Ultimecia, est vraiment excellente. Je regrette pas de m'y être remis. Je me souvenais vachement plus de toute la cinématique de fin, superbe, que de tout ce qui précédait...

dimanche 1 mars 2015

La logique des jeux vidéos

Alors que je me galère la quiche à la fin de Final Fantasy VIII dans la Citadelle d'Ultimecia, alors que je viens de fumer Acarnan de manière on ne peut plus correcte, alors que je suis dans le futur après une compression temporelle, alors que je suis - tout simplement - en train de sauver le monde, on me baisse mon niveau SeeD. Pourquoi, bande de fumiers ? Est-ce qu'il y a un mec, une sorte d'âme errante, omnisciente, qui m'épie en permanence, et qui s'est dit à ce moment-là : « Franchement, ce mec mérite un moins bon grade et moins de salaire... » POURQUOI ? « Ah nan mais là tu t'es mis la Capacité No-Combat, alors t'es pas un vrai de vrai mec ! » Ah d'accord... C'est vrai que, perdre son temps à se taper de la petite fioriture, c'est sûrement un signe hiérarchique important. Mais ?! Serait-ce finalement une analogie à la vie de tous les jours ?!