dimanche 1 mars 2015

La logique des jeux vidéos

Alors que je me galère la quiche à la fin de Final Fantasy VIII dans la Citadelle d'Ultimecia, alors que je viens de fumer Acarnan de manière on ne peut plus correcte, alors que je suis dans le futur après une compression temporelle, alors que je suis - tout simplement - en train de sauver le monde, on me baisse mon niveau SeeD. Pourquoi, bande de fumiers ? Est-ce qu'il y a un mec, une sorte d'âme errante, omnisciente, qui m'épie en permanence, et qui s'est dit à ce moment-là : « Franchement, ce mec mérite un moins bon grade et moins de salaire... » POURQUOI ? « Ah nan mais là tu t'es mis la Capacité No-Combat, alors t'es pas un vrai de vrai mec ! » Ah d'accord... C'est vrai que, perdre son temps à se taper de la petite fioriture, c'est sûrement un signe hiérarchique important. Mais ?! Serait-ce finalement une analogie à la vie de tous les jours ?!


jeudi 26 février 2015

Nuclide

Note pour plus tard : il ne faut pas piller le Griffon afin de récolter des Nuclides en fin de combat.

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samedi 29 mars 2014

Parenthèse chirurgicale

Tout le monde connaît la maxime célèbre «le coeur a ses raisons que la raison ignore». Dite par-dessus la jambe, cette phrase n'a plus vraiment d'impact. Pourtant, quand on y réfléchit, elle est le fondement même de ce qu'a perdu notre société. Aujourd'hui, la raison contrôle tout. Le coeur, c'est l'animal, le naturel, ce qui doit donc être caché. Quand quelqu'un cède à ses pulsions, ça devient un désaxé. De fait, la société a créé des fuites en avant, des formes de voiles derrière lesquels se cachent certains pour se sentir mieux : la consommation, les drogues, l'alcool, le tabac, autant de poudre aux yeux qui permet à chacun de se montrer sous son meilleur jour tout en étant raccord à la société, cette société même qui l'a autant éloigné de ce qu'il était de manière originelle. Je m'égare, et je ne suis moi-même pas totalement d'accord avec ce que j'écris... Après tout, il y a forcément une évolution. Il y a aussi eu des addictions de tous temps, et à toutes sortes de produits. Mais même en surconsommant, même en se droguant, même en se mentant, jamais on ne parviendra à contredire fondamentalement ce qui se trouve au fond de son propre coeur. On pourra grandir avec, on pourra faire comme s'il n'existait pas et ne nous disait rien, mais cela ne sera que mensonge envers soi-même. Cette consommation à outrance ne serait-elle alors qu'un palliatif afin de mieux subir le quotidien qui nous entoure, celui que nous refoulons chaque jour ? Quand j'y réflechis, un peu chaque jour, je ne trouve pas de solution à ce genre de pensées. Je me demande toujours s'il faut ou s'il ne faut pas faire. Je me suis souvent jeté désespérément à l'eau afin que quelqu'un m'y récupère, mais même ainsi je n'ai pas eu l'impression de vivre dans le même monde. Il y a tellement de préjugés, de partis pris, de retenues, de peurs et d'invraisemblances partout autour de nous. Où est la vérité ? Peut-on réellement avancer en ne se faisant confiance qu'à soi-même ? Au bout du compte, quand on ne croit plus qu'en soi, et ce malgré la profonde empathie que l'on porte envers les autres, c'est que quelque part quelque chose s'est brisé. Quand on se retrouve face à soi-même, à tenter de se raisonner sans obtenir de résultat, c'est que l'échec est déjà bien entamé. Quand on est la source d'un mal dont on est la seule cible, c'est que finalement la boucle est peut-être bouclée et qu'il n'y a rien d'autre à en faire. Est-ce donc la seule fin possible ?

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lundi 17 février 2014

Parenthèse DE MERDE

Ouais parce que les titres j'en ai plein le cul. Comme j'en ai aussi plein le cul de me relire. Oui, c'est vulgaire. C'est drôle, parce que récemment je me suis souvenu à quel point j'étais fan de la vie de quelqu'un d'autre. Non pas que je le jalouse, que j'aurais voulu avoir ce qu'il a ou quoi que ce soit... Mais, vu de l'extérieur, j'aurais voulu être ce qu'il a été jusqu'à présent. Au niveau psychologique, s'entend. Car j'ai toujours eu cette impression de force, de prestance, d'assurance, alors que moi-même ne suis qu'en permanence dans le doute, dans le déni de ce que je suis au plus profond. En le regardant, simplement en photo, ça me renvoie à moi-même, mes choix, mes interrogations, mes questions existentielles. L'impression que tout ce que tu fais c'est de la merde et que tu n'as rien accompli, tu connais ? Merde, à se demander pourquoi je suis finalement comme je suis... Se servir de ces faiblesses comme d'une force c'est très bien, mais rencontrer ses faiblesses et se les prendre en pleine face, c'est une situation délicate à gérer. En réalité, impossible pour moi, comme si j'avais projeté loin cette idée de les affronter pour de bon. Malgré tout, je n'ai pas peur de grand chose au final, et c'est aussi ça qui est très inquiétant. A quoi bon subir ce genre de tracas et d'inquiétude si, au final, j'en ai rien à foutre ? Dès le départ, j'avais déjà l'impression d'avoir tout raté, ça n'est pas maintenant que ça va changer. A ma mort, j'aurais toujours cette impression de malaise constant que j'essaye de voiler, au milieu de cette vie de merde qui ne me correspond pas du tout au final mais dans laquelle j'ai poussé, et que je ne peux donc renier. Une tristresse qui ne peut que confirmer ce que je pense au quotidien : c'est pourri, je n'aime pas ça mais il n'y a pas grand chose à y faire. Merci pour tout putain.

Ce mal être est assez merveilleux : sans réelle source de problématique, enfin à part d'ordre mental, car finalement qui suis-je pour me plaindre ? Ouais, il y a bien pire de par le monde, c'est cool. Mais le souci est plus profond, indescriptible. J'arrive pas à comprendre moi-même et je rencontre finalement personne qui veuille vraiment creuser le sujet. C'est fondamentalement triste, et humainement désert. Je n'en veux à personne, je me cherche simplement constamment. On a le droit de mettre deux adverbes à la suite ? Ca s'appelle des adverbes ces merdes ? J'ai toujours détesté ce genre de truc, mais comme je dis tout ce qui me passe par la tête ce soir ça n'a aucune importance. A quoi bon vouloir montrer à tout prix de la noblesse ? Le monde dans lequel nous vivons, nous, est tellement basé sur le paraître, c'est d'une tristesse monumentale. J'aurais jamais cru que j'écouterai au hasard de la musique qui collerait parfaitement à mon état d'esprit actuel. C'est magnifique. C'est, du coup, contradictoire. Acquérir, ça craint. Plus je vis, plus je déteste ce qui m'entoure. Et plus je déteste les gens, sans réelle logique. Il me font pas peur, j'ai juste pas envie de m'approcher d'eux. Je demande même pas de réponse ici, d'ailleurs j'attends aucun réconfort ni aucune compassion, je trouverais ça tout aussi merdique. La vie, c'est juste ça ? Quelle déception ahaha. C'est quand même marrant de se détester à tel point qu'on est jamais réellement soi-même. On peut pas être soi-même. D'ailleurs, finalement, peut-on vraiment savoir QUAND on est vraiment soi-même ? Serait-ce juste un moment où on "se fait passer pour" ? Je me rencontrerai, je me détesterai. Ca tombe bien, je suis pas loin de cette réalité-là dans le présent.

mardi 11 février 2014

Parenthèse onirique

C'était dans un château. Le héros était choyé, aimé, désiré, jalousé. Il n'avait qu'à hocher la tête ou battre des paupières pour se faire entendre, comprendre, servir. Mais au-delà de la situation, c'était bien l'absence de mots au milieu de cette cacophonie générale qu'il fallait bien souligner. Car, certes, le brouhaha ambiant, probablement dénué de tout intérêt, était présent, assourdissant, étouffant. Et c'était bien cela qu'on remarquait avant tout, qu'on en soit interloqué, amusé ou dégoûté. A tort. N'est-ce point en réalité ce silence, cette attentisme qu'on aurait dû remarquer ? Pourquoi à chaque fois ne parler que de celui qui crie au loup sans se soucier de celui qui a vu la scène ? Si on passait un peu plus de temps à regarder qu'à débattre, peut-être aurait-on une vision d'une plus grande bienveillance, et peut-être aussi plus d'humilité.

Alors, oui, il faut tout de même connaître ses forces : sans elles, il n'est pas sûr que nous irions loin. Et chacun a ses propres convictions, ses propres idées, ses propres façons de prendre le présent comme il vient et le futur pour s'y avancer. A quel moment refuserait-on du soutien, de l'aide, du réconfort, si l'on se sent soudainement triste, délaissé, anéanti ? L'attention pourrait-elle faire plus de mal que le déni ? Pourquoi vivre si ce n'est pour découvrir de nouvelles expériences, de nouvelles émotions, de nouvelles perspectives ? L'éventuelle douleur provoquée par un sentiment qui nous dépasse est-elle si insupportable qu'il ne faille absolument pas prendre le risque de s'y confronter ?

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mardi 8 octobre 2013

Calcul rénal

Hier soir, en lisant à mon fils l'histoire des Monsieur-Madame "M. Grand", il était donné les valeurs suivantes :
- M. Grand marche 50 km en 4 minutes.
- M. Petit marche ces mêmes 50 km en 1 année.
Avec quelques petits calculs (qui s'ils sont erronés, ne sont dûs qu'à mon état de fatigue), voici ce qu'il en ressort :
- M. Grand marche à 750 km/h. En prenant une marche normale d'un quidam normal (5 km/h environ) et en déterminant que M. Grand marche à une allure soutenue mais pas trop, on peut dire que M. Grand marche 150 fois plus vite. Et qu'il serait donc, par extension, 150 fois plus grand. En prenant une taille moyenne d'être humain de 1,70 m (désolé pour les autres), cela ferait que M. Grand mesurerait 255 mètres. 255 METRES !!!
- M. Petit met donc, en 1 an, 525.600 minutes pour couvrir les 50 km. Soit 5,71 mètres à l'heure de moyenne. 95 cm par minute. PAR MINUTE. En gardant le même rapport de proportion que ci-dessus, M. Petit mesurerait donc potentiellement 2 cm environ. Il paraît hautement improbable que M. Grand, étant donné sa taille, rencontre un jour M. Petit. Cette histoire n'aurait donc jamais dû voir le jour. Tout ceci n'est qu'une vaste supercherie.

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dimanche 22 septembre 2013

1100ème article

Bonjour. Le 26 novembre 2007, j'ouvrais ce blog avec un article sur Veronica Mars. J'ai repris le visionnage de la série il y a peu, et j'ai cru lire quelque part qu'un film était en préparation pour une sortie en 2014 pour faire suite à la saison 3. Je trouve que ça boucle bien. Presque six ans plus tard, ce 22 septembre 2013, et alors que le blog est tombé aux oubliettes depuis longtemps, je pense qu'il est tant de clore ce chapitre. Il faut dire qu'il s'en est passé des choses en six années, et notamment la naissance de deux enfants, ce qui prend un temps et une attention considérables... Bref, plus trop le temps d'écrire des choses "travaillées", mais peut-être encore le temps d'écrire des conneries. Quoi, c'était déjà le cas ? Ah-ah-ah. Enfin, wait & see. Et puis, merde, 1100 articles, ça fait rond, ça valair le coup de le marquer. Cordialement.

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vendredi 23 août 2013

Parenthèse contemplative

Ce blog est devenu mon réseau personnel à complaintes, c'est parfaitement ridicule... Enfin c'est étonnament dans des moments comme ceux-là que j'ai davantage envie d'écrire que de dormir, et c'est rare depuis que ma vie est surchargée - ce qui n'est pas un mal. Donc, voilà.

Qu'est-ce à dire que ceci ? Même quand on pense que tout a l'air d'aller bien - ou, disons, mieux, voilà, ça te retombe sur le coin de la gueule. Impossible d'enfouir, d'enterrer, de cramer ou de jeter ce genre de pensée, de sentiment. Ca revient à chaque fois comme un boomerang dans ta gueule. Ah ! Comme la vie est traîtresse, et comme le coeur a ses raisons que cette putain de raison n'arrive pas à faire ignorer... Il suffit d'un geste, d'une mèche de cheveux, d'un vêtement, et paf, ça fait des Chocapics. Sérieusement, c'est quoi cette merde ? Ma vulnérabilité est-elle si affichée intérieurement que même moi j'arrive pas à me feinter ? J'ai vraiment pas besoin de ça, alors pourquoi ça revient, continuellement ? Elle est où la porte de sortie ? Elle est où la poulette ? Elle est bien cachée ?

Non, mais non. A chaque fois, je me dis que c'est impossible. Se mettre des tartes ça sert à rien, j'ai essayé. L'eau froide non plus. Ah, mécréants ! Au moins, si ça pouvait évoluer, même dans le mauvais sens... Mais non ! Le sort s'acharne ! Que suis-je sensé faire, comprendre ? Comment suis-je sensé agir ? Ne rien faire, c'est ni une solution, ni une échappatoire viable. Putains de questions existentielles... Alors okay on fait rien, comme ça c'est pas cool pendant 3 jours et après ça va mieux jusqu'à la prochaine fois... Ne vaudrait-il mieux pas qu'il n'y ait jamais de prochaine fois ? Ah, la libération... Y penser ne suffit pas. Et ça ne change rien. Et le quotidien est mort. Et la vie est sans surprise. Même ça, au fond, c'est nul. C'est affligeant. Aucun auteur n'en voudrait comme sujet de pièce. Bref.

mercredi 29 mai 2013

Parenthèse réaliste

Nous sommes tous conditionnés pour agir selon nos pulsions. Qu'on le veuille ou non, et malgré la retenue certaine que possède chacun d'entre nous (pudeur, gêne, vie en communauté, habitude, obligation de penser au futur en toute circonstance), on se demande tout de même parfois ce qui se passerait si on agissait autrement. Le problème majeur réside dans le fait d'arriver à tenir cette philosophie soudaine en même temps que la avec qui vous êtes. Je suppose que cet état de fait explique sans doute nombre de séparations. A quoi bon continuer à être avec quelqu'un si vous ne vous comprenez plus, n'aspirez plus aux mêmes choses ? En réalité, on peut aussi penser que le bon adage selon lequel l'herbe paraît plus verte ailleurs nous détourne de la réalité. Oui mais comment savoir ? Il faut bien avancer et tomber pour acquérir de l'expérience, et ceux qui sont tombés seront les premiers à vous dire que cela fait mal. Mais faut-il simplement ne rien tenter parce que la chose paraît compliquée, ardue, difficile ? A force d'entendre ce genre de discours, le fatalisme prend le pas sur les véritables valeurs qui devraient être nôtres. A cause de cela, nous perdons en confiance, en crédibilité. Et ensuite, quand nous tentons vainement de sortir des sentiers battus - sans pour autant créer une révolution, plus personne ne vous suit. Le quotidien est-il si horrible à vivre que s'en contenter serait déjà une victoire ? Je pense que ce qui me déçoit le plus, c'est de rarement voir les autres aller plus loin que le bout de leur nez. Mais je m'entends déjà me dire «bah et toi alors blaireau, qu'est-ce que tu fais pour changer les choses ?». C'est aussi ce que je me demande. Chaque jour. Je me dis que, merde, c'est quoi au fond la finalité de tout ce bordel ? Je commence à devenir vulgaire, probablement un signe de mon manque d'assurance dans ce domaine. Toujours est-il que je suis rarement surpris, stupéfait ou étonné par le quotidien dans lequel tant de gens semblent prendre plaisir à être englué. Parfois, j'entends même certains specimens particulièrement intéressants me dire qu'ils souhaiteraient être plus normaux et ainsi mieux s'intégrer avec les autres... Est-ce ainsi ? Le fait d'être différent est-il un tel handicap qu'on ne peut s'empêcher de s'approcher de la normalité ? Si les pensées convergent vers cela, c'est bien qu'il y a un malaise, c'est un fait. Après, je ne demande pas de justification. Nous sommes tous guidés par ce que nous ressentons. On ne peut pas aller à l'encontre de cela. Mais c'est dommage de rejeter d'autres choix, d'autres possibilités, d'autres expériences. Car contrairement à ce qu'on pourrait croire, ça n'est pas forcément si simple et si intéressant que ça, au final, de se retrouver au milieu de rien.

mardi 16 avril 2013

Parenthèse introspective

A l'échelle de l'univers, et rétrospectivement au temps qui s'est déjà écoulé depuis des millions d'années, nous ne sommes rien. Etrangement, et ce bien malgré son intelligence, l'être humain a cette capacité à occulter tout ce qui ne le concerne pas directement, ce qui est aussi pratique que cloisonnant. Ainsi, chacun est capable de s'attarder sur un détail parfaitement insignifiant, qui semblera avoir une importance extraordinaire, mais qui, en définitive, ne changera absolument rien à l'évolution du monde. Grâce à cela, nous pouvons parfaitement nous retrouver dans un grand mal-être en regardant une émission télévisée, en discutant avec son voisin ou en réfléchissant à des questions existentielles insolubles, seul. On pourra d'ailleurs y accorder une attention considérable, même si on voudrait trouver que c'est parfaitement idiot au final. Le langage a-t-il complexifié cela ? Ou celui-ci a-t-il été tellement mis de côté qu'il n'est plus possible de se comprendre ? Quand on y réfléchit, tout est toujours particulièrement compliqué, et ça n'a pas l'air d'aller en s'améliorant. Il y a toujours des règles, des codes, des actions à mener pour arriver quelque part. Et il est très courant que tout cela soit très subjectif, et pas forcément évident selon chaque individu. Après tout, la vision des choses est un élément très personnel. Alors, au-delà des mots, que faut-il retenir ? Quelques évocations, quelques sentiments, quelques partages ? Et ensuite quoi ? Un certain vide créé par le manque ne cesse de revenir vers nous. Que nous manque-t-il ? Nous manque-t-il vraiment quelque chose ? Est-ce que je veux ce quelque chose parce que je le veux vraiment, ou parce qu'un élément extérieur tend à me faire croire que je le veux alors qu'il n'en est rien ? N'est-ce pas ce tout qui fait de moi ce que je suis ? Alors, où s'arrête ma propre pensée au moment présent ? Suis-je responsable de mes pensées ? Suis-je responsable de mes sentiments ? Suis-je responsable de ma fragilité ? Suis-je responsable de mon propre mal-être ? Et après ? Au final, tout ça ne change pas grand chose. Rien n'a d'importance tant que ça ne vous touche pas. L'importance, ce sont les évènements, les paroles, les sentiments qui vous assaillent. Pourquoi alors posséder sa sensibilité ? A quoi sert-elle ? Dans quel but en suis-je pourvu si c'est pour ne pas pouvoir l'utiliser ? Je sais que certains évènements doivent se passer. Et c'est parce que l'on ressent cela que l'on avance et que l'on vit.

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