jeudi 1 mars 2012

Poids lourd

Vous avez peut-être raté cette information capitale, mais il est important que vous le sachiez. Car oui, le monde ne doit pas sombrer dans l'ignorance. Je ne pourrai décemment pas le supporter. Lors d'une funeste réunion ayant eu lieu à la fin de l'année 2011, quelque chose a changé. Les cartes ont été redistribuées. Depuis, l'équilibre du globe ne tient plus qu'à un fil. Trois hommes et une femme ont contribué à changer 2012. Lorsqu'ils se sont réunis, l'idée était pourtant claire et limpide: il leur fallait trouver un milliard d'euros. Un milliard qu'ils auraient perdu bêtement. Cela arrive. Il suffit d'être un peu tête en l'air, d'avoir l'esprit ailleurs ou quoi que ce soit. Ainsi, le Chef parla en ces termes obscurs:
- Mes frères, nous sommes réunis aujourd'hui pour trouver du blé, du pognon, du fric, du pez, autrement dit, des sous. J'écoute donc vos idées les plus lumineuses. Quel nouvel impôt, quel nouvelle taxe pourrions-nous instaurer ? Jean[1], une idée mon ami ?
- On pourrait augmenter la TVA ?
- Mais c'est déjà fait, espèce d'abruti ! N'avez-vous aucune subtilité ? A quoi vous paye-t-on, à part pour débiter autant de conneries à la minute ?
Soudainement, Patrick[2] prit la parole comme si un éclair de génie lui avait traversé les oreilles:
- Moi j'ai un cousin à la tête d'une petite entreprise de disques, et ça va pas fort en ce moment. Il serait pas possible d'obliger les gens à les acheter ? A 10 € par tête de disque, et 50 millions de vente, ça nous ferait 500 millions !
- Ouais... Pourquoi pas...
- On a voulu faire le coup avec René la Taupe et ça a plutôt bien marché...
- Enfin même avec ça, il nous manque encore 500 millions...
Lucienne[1] coupe alors la parole de tout le monde de manière sinusoïdale:
- Moi, ma soeur fait des fromages en Savoie ! Mais par contre mon oncle Robert[3] a une société d'éthylotests et on voudrait se développer. Une idée là-dessus ?
Les yeux du Chef brillèrent. Son sourire se dessina sur son visage narquois. Ses mains se frottèrent, et son corps frémit tout entier. L'idée était née. Il parla alors en ces termes, à haute et intelligible voix:
- Silence, manants ! Je sais maintenant ce que nous allons faire, car je suis le Chef ! Dès le 1er janvier de cette année, disque de stationnement obligatoire dans tous les véhicules ! Dès le 1er juillet de cette même année, éthylotest obligatoire dans tous les véhicules ! Et en cas de contrôle de la gendarmerie nationale, amende pour tous les contrevenants ! Alors bande de moules ?
- Brillant !
- Splendide !
- Magnifique !
- Bien ! Dans ce cas, gardons cela secret, et n'en parlons au grand public qu'à l'aube de l'année 2013, lorsque suffisamment de PV auront été distribués. Car si on peut récolter un milliard de plus au passage, ça sera pas plus mal, n'est-ce pas ?
- Brillant !
- Splendide !
- Magnifique !
Après avoir ri longuement, le groupe se dispersa dans la nuit. La légende dit qu'une personne conduisant un véhicule à l'aube de l'année 2020 aura tellement d'objets obligatoires dans sa voiture que tous les véhicules seront obligatoirement équipés d'une galerie afin de stocker le nécessaire. La galerie sera mise en vente pour un prix hors de taxe de cent euros. Les fixations au prix de 5 € pièce. 4 fixations. Celles-ci devront être remplacées tous les 6 mois, ou tous les 10.000 kilomètres. Aaamen.

[1] Prénoms masqués pour cause de confidentialité.
[2] Maurice pour les intimes.
[3] Le petit.


vendredi 28 octobre 2011

Distributueur

Avant, je pensais que les films de zombies étaient abusés: en effet, même dans des moments difficiles, je voyais mal un groupe de personnes civilisées défoncer un distributeur pour y récupérer des boissons gazéifiées ou quelques barres chocolatées dans le seul but d'assurer leur fragile survie... En fait, je me trompais lourdement: ce matin, notre fournisseur aurait apparemment fait une erreur en mettant la machine à distribuer des cochonneries en marche - il l'aurait mise en mode "test". Et donc, tout était gratuit. GRRRAAAAAAATUUUIIIT !!! Et quelques heures plus tard, la machine était vide, dépouillée, dépecée, fumée, laissée pour morte et à l'abandon. Il restait bien quelques boissons d'une marque particulière, mais je serais le distributeur, je retirerais ces boîtes de la machine: en effet, si ça ne part pas quand c'est offert, ça ne risque pas de partir quand c'est payant[1]... Au final, les gens[2] s'étant servi avaient-ils vraiment une énorme fringale[3] ? Non: ils ont simplement profité de la gratuité pour se faire plaisir - même s'ils n'en avaient ni l'envie ni le besoin[4]. De même, il a été dit que certains se seraient servi plusieurs fois, sans penser à partager avec d'autres... Pathétique ? Pas vraiment: il s'agit en fait d'une simple réalité de notre monde. Et celui-ci reste une jungle[5]: il n'y a qu'à voir le comportement de certains sur la route, ou de regarder quelques vidéos sur le net[6]... Tout cela a de quoi laisser songeur.

[1] Le temps d'écrire ces lignes, cet oubli a rapidement été corrigé, et le néant s'est trouvé un nouveau repaire.
[2] Aaah, les gens... C'est toujours leur faute ! Et comme diraient Les Inconnus, "il ne faut pas prendre les gens pour des cons, mais il ne faut pas oublier qu'ils le sont".
[3] Voir Miguel Indurain, Tour de France 1996.
[4] Comme quoi, on est réellement dans une société de consommation...
[5] George acquiesce.
[6] La Chine, une vitrine sur le monde.

vendredi 30 septembre 2011

Vendredi seize

C'est bien connu, le vendredi est le dernier jour de travail de la semaine - tout au moins si vous travaillez du lundi au vendredi.
Ainsi, il n'est pas rare que n'importe quel quidam décide en ce jour béni par le soleil automnal de quitter son poste plus tôt histoire de profiter avec entrain, bienveillance et hardiesse de son beau week-end. Généralement, il s'agit d'une heure à la fois ronde et plate, frappée de cinq lettres parmi celles existantes dans notre alphabet: seize heures. Oui mais voilà: pour certains, cela ne suffisait plus. Ils en voulaient davantage. Ils ne supportaient pas d'être dans le même moule à tarte que le commun des mortels. Et ils eurent alors toute l'audace et la bravoure d'utiliser un stratagème pourtant interdit jusqu'alors: "le hertété". Ce hertété, tout le monde en parle, mais si vous cherchez sur le gougueule, vous n'y trouverez rien - je le sais, j'ai vérifié. Bon, en fait, j'extrapole la vérité, car il y a quand même 6 résultats. Mais vous n'allez pas chipolater, si ? De toute façon, quel est le rapport entre un site de parapentistes, un combat de catch, un forum médical, une Citroën CX, un blog bizarre auquel on ne peut plus accéder et un voyage en Nouvelle-Guinée ? Aucun, vous en conviendrez. Si-si, vous en conviendrez.
Bref. Toujours est-il que ce hertété, posé le vendredi, vous permet quand même de quitter aux seize heures. Mais le jeudi. Et ça, ça change tout. [1]


[1] Le premier qui trouve de quel spot publicitaire télévisuel est issue cette phrase gagne une lobotomie gratuite.

jeudi 13 août 2009

Les 37h30 du Mans

Après un peu plus de quinze jours de congés, me voilà de retour au boulot pour apprendre quelques bouleversements que je tairais ici.
En effet, le plus beau est ailleurs, là, tout près: dans une belle facture immaculée d'encre noire et de feuille blanche se cache l'un des plus beaux délires de ces dernières semaines. Car, et ceci sans véritable explication préalable, me voici avec entre les mains un constat navrant: notre fournisseur préféré de location de véhicules de tous types nous offre la possibilité de lui régler la coquette somme de 1.400 € et des bananes (c'est pour mes potes singes qui me lisent, big up à vous les aminches), et tout ça parce qu'un conducteur aurait (soi-disant) fait 5.720 km entre le 29 juillet 19h30 et le 31 juillet 9h00. Passé ma surprise du montant, je me mets alors à réfléchir: est-ce seulement humainement possible de faire 5.720 km en moins de 37h30 ? Comptable oblige, me voilà déjà sur ma calculatrice virtuelle pour quelques divisions inintéressantes: 5.720 km en 37h30, ça nous fait du ... 152 km/h de moyenne, ce qui n'est foncièrement pas impossible. En admettant juste que le mec soit parti en trombe de l'agence, et ne se soit jamais arrêté 1 jour et demi durant, pas même pour se vider la vessie (OK, je sais, il y a bien des façons de se passer de cela). Bref, d'accord, c'est possible. Mais où est-ce que ce mec a conduit durant 5.720 km ? Parce qu'il vaut mieux pas traverser une ville à 152 km/h, y'a des vieilles, des mômes, des chiens, des Yamakasi, et puis bon y'a des radars partout, et en plus on en aurait parlé à la télévision dernièrement... Sur un circuit ? Le mec aurait loué l'endroit où se déroule les 24 heures du Mans pour tourner encore et encore et faire plus de 400 tours de 13,629 km ? Tout seul ?
... Diantre. Je comprends tout maintenant, je peux donc saisir cette facture le cœur léger et tranquille. Un peu plus, et j'étais pile-poil en retard.

lundi 20 octobre 2008

Souriez, vous êtes crackés

L'autre jour, je discutais tout seul en regardant les informations de David Pujadas à la tévé: en effet, en ces temps difficiles où même les banques n'ont plus d'argent, je ne m'étonnais guère que moi-même aie quelques difficultés à trouver quelques menues monnaies pour payer l'assurance de mon superbe véhicule ou cette taxe d'habitation toujours bienvenue. Etrangement, l'Etat ne m'a jamais proposé de combler mes déficits avec quelques millions, que ce soit en euro (qui comme Ulysse), en dollar (ou du cochon), ou en hyène, et ce quelle que soit ma situation financière. Pourtant, ça n'est pas sans avoir déjà été allègrement à découvert en payant agios à gogo. Alors, que faut-il donc faire ?
Le principal problème vient du fait que, comme le disait la grenouille dans la marmite du même nom, on nous propose petit à petit des informations qui sont inadmissibles (et on le dit, d'ailleurs, que c'est inadmissible), mais contre lesquelles on ne peut que fléchir. D'ailleurs, la plupart du temps, il vaut mieux fléchir que réfléchir et éviter de se prendre la tête ou de se battre, car on n'obtient généralement aucun résultat. C'est ce qu'on appelle la révolution inutile, et tout s'est fort bien déroulé pour que la société arrive à ce genre d'état, apathique, Jean-Michel, comateux, et qu'on nous prive désormais même de quitter dignement. Alors, évidemment, il y a bien quelques rebelles (100 000 selon les syndicats, 20 000 selon la police), mais ceux-ci ne font guère que retarder l'inéluctable: la fuite en avant.
Et, dans le même temps, les problèmes d'environnement, bin on les reporte. N'est-ce pas Bernard ?

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mardi 14 octobre 2008

Plateau-télé (partie 2)

Il était tard, et le plateau s'était vidé. La faim ne m'assaillait plus, et je scrutais autour de moi les personnes qui étaient restées travailler: Sayid Jarrah ne lâchait pas son ordinateur - probablement en train d'organiser sa future réunion exceptionnelle, Jack Shepard soignait son look, et Juliet Burke terminait son travail de torture. Il fallait jouer serré pour réussir à s'échapper, d'autant que le fait d'avoir surfé sur des sites illégaux de ventes d'armes et de trafic de canasucre faisait sans doute de moi une cible de prédilection pour inter-pôle dont Patricia Halliwell tirait les ficelles.
Je faisais évidemment semblant de travailler, mais un duo de men in black et une woman in black en tailleur Christian Lacroix et talons hauts Gucci arrivèrent de manière impromptue: il s'arrêtèrent près de moi, parlant indistinctement... Auraient-ils eu vent de mes agissements déviants ? Cherchaient-ils un éventuel complice ? Situé un peu plus loin sur ma droite, Daniel Faraday me jeta soudainement un regard craintif, et les trois personnes se dirigèrent vers lui... Désolé mon ami, mais je dois te laisser à ton triste sort.
Furtivement, je profitais en effet de ce moment de flottement pour tenter d'atteindre la porte du fond; passant respectivement près de Sun Paik, parfumée au citron, et Jin Kwon, qui s'était fait mal au dos, je me faufilais tel un félin dans des filets entre les bureaux désertés de la fin de journée. La porte était maintenant à portée, mais je dus soudainement me déporter: en effet, Lana Lang et Chloe Sullivan apparurent devant moi, nonchalantes mais souriantes: aurais-je été découvert ? Je restais ainsi posté quelques secondes, immobile, mais elles passèrent finalement sans un mot, me laissant le champ libre. Je saisis donc cette chance pour dévaler les quelques marches qui me séparaient de la sortie par un mouvement de jambe furtif et classe, avant de quitter les lieux par la sortie verrouillée...

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vendredi 10 octobre 2008

Plateau-télé (partie 1)

Sawyer était à son bureau, comme à son habitude. Ecouteurs sur les oreilles, très concentré - tel un jus de tomate dans une briquette 100% recyclable, il semblait perdu dans ses pensées. Benjamin Linus le surveillait du coin de l'oeil, restant discret, et guettant le moindre geste suspect du jeune homme se trouvant seulement à quelques mètres sur sa droite - à une encablure de bureaux. Ses yeux étaient rivés sur lui, perçants, tel un chat prêt à bondir sur sa proie ne se doutant encore de rien.
Autour d'eux s'agitaient d'autres personnages hauts en couleur: Fernando Sucre s'était fait un café serré et s'y noyait déjà depuis les huit heures sans faire de break, la cause notamment à un travail intense; de son côté, Arvin Sloane tentait de se défaire d'un fournisseur suspect un peu lourd qu'il avait au téléphone. Mohrinder Suresh parlait avec Claire Bennet, non sans arrière-pensée, du temps où il était un héros, alors que Susan Mayer et Cristina Yang racontaient leurs déboires lors d'une pause bien méritée. Discret mais vigilant, Vic Mackey travaillait également dans son coin, non loin d'une Ling Woo au meilleur de sa joie de vivre et de son enthousiasme. Ne manquait plus que Matt Parkman fan de Batman pour compléter ce tableau, passant telle une tornade à la blague facile maintenant que son équipe de football favorite avait gagné la veille.
Et dire que tout ce petit monde devait travailler en équipe, avec à sa tête le fort occupé Rupert Giles, vampire tueur de zombies de son état; c'en était trop. J'avais bien fait de me faire tatouer les plans de la société sur le corps, je pourrais tenter de m'enfuir cette nuit.

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mardi 23 septembre 2008

Pingtime Août

Un jour, un homme appelé Michael (1) eut une brillante idée : rassembler l'ensemble des membres de son entreprise pour une réunion extraordinaire qui devait dessiner de manière plus ou moins concrète les plans de la future ligne de conduite de sa société (qui restera anonyme pour des problèmes d'ayant droit et de budget). Lorsqu'il remarqua combien la représentativité des différents pôles enrichissait ce regroupement et permit d'arriver à de probants résultats, il continua de façon systématique ces réunions, même si celles-ci n'avaient plus rien d'exceptionnel et même si rien parfois ne l'exigeait. On se mit alors à trouver des prétextes pour montrer qu'il y avait des choses à dire, et on ramait chaque fois un peu plus pour générer de nouveaux sujets (car oui, c'était une entreprise navale).
Plusieurs années après cette aventure, nous sommes dans le présent. Et aujourd'hui encore, les vestiges de cette bonne idée prônent toujours fièrement sur le terrain gondolé de la vie d'un grand groupe ; de nos jours est ainsi apparue ce qu'on reconnaît médicalement comme étant la "réunionite aiguë", sorte de pseudo analyse d'une actualité périmée permettant de parler de décisions prises il y a plusieurs semaines déjà et dont on aurait préféré être tenu au courant bien avant. Au-delà de cette critique facile, il est de bon ton de se demander si toute réunion ne dessert pas plus qu'elle ne sert, surtout à l'heure du dessert ? Bon, OK, les vacances m'ont fait perdre quelques grades dans une échelle humoristique déjà pauvre, et en plus il fallait que je case un truc du style Francis Lallane-Braxe qui est flex. Comprenne qui pourra.

(1) pour des raisons de confidentialité, nous appellerons cette personne Samuel

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vendredi 22 août 2008

Comment vas-tu, yau de poële ?

C'était un jour semble-t-il banal, un mercredi comme il y en avait tant eu depuis des années. J'arrivais à mon poste de bonne heure (ceci est une fiction) et m'asseyait tranquillement afin de vaquer à mes occupations quotidiennes. Ensuite, le ballet des travailleurs devint continu, comme une plage dont les vagues s'écraseraient lentement sur le sable fin d'une région ensoleillée et paradisiaque (ceci est une fiction). Et alors que les poignées de mains et les bises se succèdent couplées à des "bonjour" classiques mais toujours sympathiques, des phrases monotones résonnent alors de façon suspecte.
C'est le cas de la petite phrase commune voyant ici le jour dans une splendeur sans fin de boit-sans-soif : le cinglant "ça va ?", utilisé de façon systématique et jeté par pelletées entières sur les chemins parcourus de nos différents plateaux. La plupart du temps, cette phrase simple devenue interjection ne demande pas forcément de réponse précise et sincère ; après tout, un "oui" suffit amplement à remplir le rôle d'une prémice de discussion déjà avortée avant même que la phrase ne soit lancée sur l'autel d'une cérémonie vaudou sacrificielle.
Mais il en existe d'autre : l'exemple fantastique et grandiose du "comme un mercredi" reste le classique du genre, aussi vague que désinformative, mais convivialement correcte. Existe également le "ça va", fidèle réponse bouche-trou qui permet autant de répliquer de façon neutre que de poser par la même occasion la question similaire à l'interlocuteur qui ne saura plus réellement quoi dire.
Cela n'a de toute façon aucune importance, car la plupart du temps cet interlocuteur est déjà parti bien loin demander à un autre quidam comment il allait lui, sans pour autant que cela l'affecte davantage dans sa façon de débuter sa journée. La prochaine fois, soyez plus psychologues et répondez "non" quand on vous demandera comment vous allez ; ainsi, peut-être pourrez-vous entamer une discussion sincère et épanouissante et connaître ainsi de façon plus profonde la personne que vous ne croisiez avant que quelques secondes dans un soupir quasi inexistant.
Toute ressemblance avec des évènements ou des personnes existant ou ayant existé ne serait que pure coïncidence.

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jeudi 14 août 2008

Informanisé

Aaah, l'information, source inépuisable d'histoires plus ou moins intéressantes qui s'entremêlent dans les multiples médias actuels... Il faut dire que de nos jours, cette mine de renseignements est un véritable réceptacle multi-support permettant aux spectateurs de s'émouvoir de ses semblables présents dans sa région, dans son pays ou dans n'importe autre partie du globe, inoculant une sorte d'immunité inculquée par doses plus ou moins abrutissantes afin de s'éviter d'être trop dépourvu quand la même chose nous tombera dessus.
Dans l'absolu, l'information est un bien : en effet, différents moyens de circulation et une concurrence certaine permettent à de multiples sujets d'être traités de manière distincte et propre à chaque auteur. La radio, la télévision, la presse, le web, tout cela permet de véhiculer de façon ultra-rapide une actualité capitale, par exemple qu'un vendeur de riz itinérant Cambodgien s'est foulé la cheville en marchant sur un excrément de buffle encore frais, ou bien qu'un artisan de la Creuse va fermer boutique dans les trois prochains jours si on arrête pas d'aller au supermarché du coin acheter des pizzas caloriques et des sodas hors de prix.
Mais il y a aussi l'envers de la médaille d'argent des Jeux olympiques. Car il est important de noter qu'à trop croire que l'information est partout, on en oublie l'essentiel : les évènements qu'on ne relate pas. Comme le disait Marcel Pagnol dans des mémoires non encore publiées à ce jour, "trop d'eau dans un pastis, on ne sent plus l'anis!". On cacherait alors ce qui pourrait être essentiel avec des informations inutiles, et on s'endormirait sur des sujets sans intérêt alors que la vérité est ailleurs. Mince, Mulder avait donc raison. En tout cas, vous ne tomberez plus dans le piège, vous voilà prévenus.

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