samedi 29 mars 2014

Parenthèse chirurgicale

Tout le monde connaît la maxime célèbre «le coeur a ses raisons que la raison ignore». Dite par-dessus la jambe, cette phrase n'a plus vraiment d'impact. Pourtant, quand on y réfléchit, elle est le fondement même de ce qu'a perdu notre société. Aujourd'hui, la raison contrôle tout. Le coeur, c'est l'animal, le naturel, ce qui doit donc être caché. Quand quelqu'un cède à ses pulsions, ça devient un désaxé. De fait, la société a créé des fuites en avant, des formes de voiles derrière lesquels se cachent certains pour se sentir mieux : la consommation, les drogues, l'alcool, le tabac, autant de poudre aux yeux qui permet à chacun de se montrer sous son meilleur jour tout en étant raccord à la société, cette société même qui l'a autant éloigné de ce qu'il était de manière originelle. Je m'égare, et je ne suis moi-même pas totalement d'accord avec ce que j'écris... Après tout, il y a forcément une évolution. Il y a aussi eu des addictions de tous temps, et à toutes sortes de produits. Mais même en surconsommant, même en se droguant, même en se mentant, jamais on ne parviendra à contredire fondamentalement ce qui se trouve au fond de son propre coeur. On pourra grandir avec, on pourra faire comme s'il n'existait pas et ne nous disait rien, mais cela ne sera que mensonge envers soi-même. Cette consommation à outrance ne serait-elle alors qu'un palliatif afin de mieux subir le quotidien qui nous entoure, celui que nous refoulons chaque jour ? Quand j'y réflechis, un peu chaque jour, je ne trouve pas de solution à ce genre de pensées. Je me demande toujours s'il faut ou s'il ne faut pas faire. Je me suis souvent jeté désespérément à l'eau afin que quelqu'un m'y récupère, mais même ainsi je n'ai pas eu l'impression de vivre dans le même monde. Il y a tellement de préjugés, de partis pris, de retenues, de peurs et d'invraisemblances partout autour de nous. Où est la vérité ? Peut-on réellement avancer en ne se faisant confiance qu'à soi-même ? Au bout du compte, quand on ne croit plus qu'en soi, et ce malgré la profonde empathie que l'on porte envers les autres, c'est que quelque part quelque chose s'est brisé. Quand on se retrouve face à soi-même, à tenter de se raisonner sans obtenir de résultat, c'est que l'échec est déjà bien entamé. Quand on est la source d'un mal dont on est la seule cible, c'est que finalement la boucle est peut-être bouclée et qu'il n'y a rien d'autre à en faire. Est-ce donc la seule fin possible ?

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dimanche 8 novembre 2009

Danger! High Voltage

Je l'avais acheté la semaine dernière, et je me suis pas privé pour mater ce soir le film Hypertension 2 / Crank High Voltage.
L'histoire: Après sa chute en hélicoptère à la fin du premier opus, Chev Chelios se réveille... sur une table d'opération, alors qu'on lui extrait son cœur. Plus tard, il comprend qu'on lui a remplacé par une sorte de pompe artificielle qui doit être alimentée électriquement. Lorsqu'il comprend que c'est un des parrains de la mafia chinoise qui était en attente d'une greffe cardiaque, Chelios se met à la recherche mouvementée de son organe...
Mon avis: Excellent, énorme, survolté, cet opus est aussi déjanté et furieux que le premier. Et franchement, c'est un plaisir à regarder, sans prise de tête. D'autant que la réalisation est terrible, avec des clins d'oeil dans tous les sens et des scènes qui s'enchaînent sans qu'on ait réellement le temps de comprendre ce qui se passe. Alors, OK, certaines parties sont téléphonées, mais je ne vais pas faire celui qui boude son plaisir tant les films de cet acabit sont rares. J'adore, un point c'est tout, et il n'y a rien à y redire. Merci pour cette suite, j'ai vraiment passé un bon moment. D'ailleurs, je compte bien suivre les réalisateurs et scénaristes Mark Neveldine et Brian Taylor dans le futur... Jason Statham pawa !

hypertension2_haut23