lundi 7 novembre 2011

Wart Is The Question

Juste pour vous parler de mon expérience personnelle, sur internet ça vaut ce que ça vaut mais sait-on jamais si ça répond à quelqu'un.

Parce qu'il y a plusieurs mois, une verrue est apparue sur mon pied droit (sur le côté du pied). Ca ne m'handicapait pas le moins du monde, mais bon, on se demande toujours comment ça va évoluer, toussa, et puis j'en avais jamais eu avant...

Bref, les semaines passent, les mois passent, et je décide de consulter mon médecin. Celui-ci me dit que la taille de la verrue exige de passer par un dermatologue: apparemment, si c'est une petite verrue, elle peut être traitée par les produits qu'on vend en pharmacie, mais pas les plus importantes.

Donc, rendez-vous chez le dermatologue. Celui-ci fonctionne via cryothérapie, c'est-à-dire application d'azote liquide à -196°C appliqué sur la verrue (et un peu autour). Ca fait pas spécialement mal lors de l'application, en tout cas c'est très supportable.

Ensuite, il n'y a qu'à attendre; il faut simplement faire attention de bien désinfecter les premiers jours (avec un alcool classique), et une tâche brune apparaît petit à petit sur l'endroit qui a été brûlé par le froid. Par contre, ça peut être plus ou moins douloureux à partir de quelques heures plus tard, et au moins pendant 10 jours... J'imagine une verrue sur la voute plantaire, on doit bien déguster !

Laisser passer plusieurs semaines, sans rien faire. La "croute" formée finira par tomber toute seule (la mienne est tombée deux mois plus tard). Normalement, la verrue a disparu ! J'ai lu qu'il pouvait arriver qu'elle réapparaisse, le fonctionnement précis de "virus" ne semblant pas super bien connu (il peut d'ailleurs provenir de n'importe quoi)...

Voilà ! C'était le Docteur Cid, à vous les studios.


mardi 16 février 2010

Une nuit parmi d'autres

Il est 1h20. Ça fait longtemps que je ne dors plus que 4 ou 5 heures par nuit, donc je n'ai pas tellement l'impression que ça soit tard. Il faudrait que j'aille me coucher, mais des pensées me taraudent, et puis, comme d'habitude, j'ai pas réellement eu le temps de faire tout ce que j'aurais voulu faire ce soir. Parfois, je me dis que la vie que l'on mène est tracée depuis longtemps. Loin des obligations et des choses que l'on s'impose à soi-même, les autres mènent notre vie sans qu'on ne puisse rien y faire. C'est qu'il faudrait veiller à ne pas les décevoir, tous ces braves gens.
Moi, c'est pas tellement que je n'ai pas envie de décevoir quelqu'un. Disons plutôt que je ne dépose les armes que si je ne vois aucune porte de sortie accessible d'un simple pas. Si, pour arriver à cette porte, je dois risquer de me viander la gueule dans des rochers vingt mètres en contrebas, je ne vois pas bien l'intérêt. On pourra toujours me dire que tout ça n'est qu'une question de probabilité et d'envie, mais préfère-t-on davantage continuer de vivre ou risquer de mourir ?
L'important de tout cela est bien ailleurs, et j'ai l'impression d'avoir déjà eu ce sentiment une bonne demie-douzaine de fois. Je sais pourtant que personne n'y peut rien, mais il n'empêche, c'est toujours aussi désagréable. Un peu comme quand quelqu'un décède. On n'y peut rien. On souffre quand même, tout cela est très fataliste, et on est bien obligé de continuer à vivre pourtant, avec cette douleur qui pourra se révéler être une vraie force parfois.
Après, avec le temps, il paraît que les choses sont différentes, ou du moins atténuées. Le recul efface quelques souvenirs, quelques situations, il ne garde que quelques bons sentiments empruntés de douceur et de joie. On regrette souvent davantage la joie ressentie et procurée que tout autre chose. On oublie le reste et les difficultés, car là n'est pas réellement l'important. OK, quelque chose s'est brisé, la vie est ainsi faite. On a tellement l'impression de ne rien contrôler, d'être dépendant de tout un tas de trucs et de tout un tas d'idées...
Pourtant, me remettre en question, je continue à le faire. Chaque jour un peu plus, dans ma folie intérieure sujette à une perfection impossible à atteindre. C'est justement ce que je pourrai me reprocher. Mais qui connaît son avenir ? Qui sait ce qu'il adviendra demain ? J'aimerais seulement, ce soir, dire à tous ceux qui me sont chers que, oui, je les ai appréciés, je les ai aimés, autant que j'ai pu le faire. Parce que faire plus serait incohérent, parce que faire moins n'est pas dans ma personnalité, je ne regrette rien, j'avance, tout simplement. La logique n'existe pas. Le hasard ne veut rien dire. Le temps est compressé. Nous souffrons autant que nous pouvons nous réjouir de vivre. La mort nous prendra bien assez tôt. Et si elle ne vient pas, vous la regretterez peut-être. Alors ?

4010

Posté par Lynks à 01:40 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
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