dimanche 18 mars 2012

Mars, et ça repart

Ça fait longtemps que j'ai pas raconté ma vie sur mon blog. Peut-être trop occupé, et peut-être que plus aucune question existentielle n'avait le temps de pénétrer mon esprit. Et je ne sais pas si c'est l'approche de la trentaine, mais toujours est-il qu'en ce moment, j'suis pas en pleine forme. Je sais pas bien pourquoi non plus... Comme l'impression d'avoir fait fausse route, ou de n'avoir pas fait grand chose. Ce sentiment d'inutilité est très désagréable à petite échelle, et difficilement conciliable au quotidien. On se replace face au monde, face aux autres, et on se pose en se disant: OK, mais c'est quoi l'avenir là au juste ? J'ai pas l'impression que tout ce que je ressens soit nouveau, j'ai toujours été plus ou moins comme ça. Mais c'est comme ressentir de plus en plus pleinement la formidable stupidité de ce que l'on est et de ce qui nous entoure. Une phrase de la série Kaamelott d'Alexandre Astier m'a particulièrement marqué dans le Livre V: "Tout cela n'est rien. Absolument rien ! Il y a peu de temps quelque chose a fait boum. Voilà: nous sommes sur une toute petite miette expulsée par ce boum, qui dérive et tournicote sur elle-même, en attendant sa fin, proche ! Sur cette miette de tous petits organismes gesticulent; ça nait, ça vit, ça meurt. Tout cela n'a aucune conséquence." Carlo Brandt qui interprète Méléagant n'aurait pas pu voir plus juste. Je trouve que ça résume bien ma façon de penser depuis un certain temps. La vie n'est pas grand chose, et pourtant c'est si compliqué à entretenir... Ça me fait simplement dire que la fine pellicule de glace sur laquelle nous sommes en permanence est friable, pouvant céder à tout moment. Alors, quoi ? Il n'y a rien à y faire, et se poser des questions est inutile. On essaye d'agir dans la mesure du possible, et puis, bah, sinon, on ne fait rien. Moi, être heureux, j'en ai rien à foutre au départ. Comme je l'ai souvent dit, c'est de la tristesse et du malheur qu'on fonde quelque chose. Si tout était beau dans ce monde, il me ferait carrément chier. En tout état de cause, c'est le fait de franchir les difficultés qui rendent les évènements magiques. Sauf que j'ai l'impression que ça, les gens n'en ont plus grand chose à cirer. On préfère ressentir de petites joies et subir de petites défaites plutôt que de se poser des questions plus profondes qui changeraient probablement grandement sa façon de percevoir la vie. Avoir peur et être entouré de personnes te permettant d'affronter tes peurs et d'avancer, n'est-ce pas là également quelque chose qui devrait être fait ? Maintenant les gens sont tout seul même au milieu des autres, mais ça a pas l'air de gêner qui que ce soit. Ou alors c'est moi...

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vendredi 2 juillet 2010

Tranchée vive, partie 1

Bon. Normalement j'aurais dû faire ma playlist de début de mois, mais en fait non, ça attendra plus tard. Pour le coup, j'avais envie d'entreprendre un truc intéressant pendant mes quinze jours de vacances: revenir sur certaines choses de mon passé. Des répliques, des évènements, des tranches de vie qui m'ont marqué, comme elles marquent chacun d'entre nous. Car le problème avec les souvenirs, ce sont les photos; quand on les regarde, on croit se souvenir, mais en fait on se souvient via les photos. Les vrais souvenirs, les indélébiles, ce sont ceux qui restent encrés en nous, et qui nous suivent, qui nous font avancer. Ceux qui ont fait notre expérience, et ce qu'on est aujourd'hui.
Je ne sais pas de quand date mon plus ancien souvenir. D'ailleurs, je m'en moque: ce n'est pas le sujet, et je ne vais pas faire une chronologie de ma vie, ça n'a pas d'intérêt. Disons plutôt que les vacances sont une période propice aux rappels par les actions que l'on fait et les images qui nous reviennent lorsque notre âme fatiguée vagabonde. Nous créons chaque jour nos propres souvenirs. Si j'ai amené en vacances mes deux "scripts" de Kaamelott, Livre I et Livre II (merci encore ma Lilique ^^), c'est pour les lire ici, en vacances, et que ses souvenirs y soient rattachés. Cela fonctionne pour de nombreuses choses, mais seulement lors d'évènements précis. Mais nul ne sait quand ceux-ci seront provoqués dans le futur...
En écrivant ces lignes-ci, de nombreuses images, scènes et évènements de ma vie traversent mon esprit. Je trouve ça bien, et je trouve que ça donne force et courage pour affronter cet avenir qui nous attend. Je n'ai jamais renié mon passé, ou certaines périodes de ma vie: je crois que toutes ces parcelles forment ce que je suis, et aussi ce que je vais transmettre. J'en parlerai sans doute davantage dans les jours à venir.

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--- Lotus Turbo Challenge II, l'un des jeux qui a bercé mon enfance.

dimanche 17 janvier 2010

Attention à vous, lâches, faibles, fourbes...

Oui, attention, car Moundir revient, et il est pas content. Euh, en fait si, il a l'air jouasse. En effet, comme nous vous le montre cette vidéo (fantastiquement jouée MDR), l'ex-warrior de Koh-Lanta revient sur TMC pour une supaire émission intitulée "Moundir, l'aventurier de l'amour". Mouarf ! Le site ne dit pas quand l'émission va être diffusée (c'est marqué "prochainement"), mais ça va probablement valoir son pesant de cacahuètes... Et le Bachelor Moundir sera au rendez-vous avec ses phrases cultes. En espérant qu'il se tape bien des coups de vénère.
D'ailleurs, pour rester dans le sujet, une BD a même été publiée en son nom et en son hommage. Je l'avais achetée fin 2009 mais je viens seulement de la lire: bin sérieusement, elle tue ! xD
On retrouve tout à fait le personnage et les dialogues, un peu comme les BD de Kaamelott pour ceux qui les ont lues. Du coup, c'est du bon. Vive Moundir !

9782351005774

mercredi 18 novembre 2009

Un petit parfum d'Italie

Ça fait déjà plusieurs jours, mais en ce moment je repense constamment à l'épisode "Pupi" de la saison 2 de Kaamelott. Alors, bien sûr, je suis en extase totale devant cette série, la meilleure pour moi sans conteste. Mais cet épisode-ci est particulier, car déjà teinté d'une mélancolie rare annonçant de futurs livres magistraux, et ce très tôt dans l'aventure menée par Astier. Ce que je note surtout, c'est cette petite mélodie en fin de séquence, superbement placée. Alexandre - accompagné de sa fille d'après ce que j'ai pu lire - s'apprête à y vivre en communion un spectacle de marionnettes. Ici, je suis ému, et je trouve qu'il y a dans cette simplicité quelque chose de beau que je tends à atteindre.

       

mardi 6 octobre 2009

Livre VI

Hey ! Ça y est, depuis ce soir, je suis au courant de la bonne nouvelle: M6 va diffuser le Livre VI de Kaamelott à partir du 17 octobre au soir, pour trois épisodes. Je suppose que les 6 autres épisodes seront diffusés en deux parties les semaines suivantes. Mais comment j'ai trop hâte ! J'avais jamais autant attendu quelque chose, à part une sortie de Final Fantasy ou un album de Daft Punk. Ça veut tout dire. Ouééé Alexandre Astier, on t'aiiime !!!
Un petit trailer ci-dessous, parce que je le vaux bien :D

mercredi 11 mars 2009

C'est la crise

Comme chacun d'entre vous l'a sans doute remarqué depuis quelques mois désormais, c'est la crise. C'est d'ailleurs tellement la crise que cette expression - "c'est la crise" - est maintenant servie à toutes les sauces et sert de réponse fourre-tout (ne voyez rien de pervers dans tout cela).
- T'as pas 20 centimes ?
- Ah non, c'est la crise.
- Putain, j'ai plus de stylo rouge !
- C'est la crise.
- Quelle heure il est ?
- C'est la crise.
Bref, si vous savez pas quoi répondre, voici votre nouvelle parade. Le "C'est pas faux" de Perceval n'a qu'à bien se tenir.

vendredi 23 janvier 2009

S'il vous plaît quoi !

Alors que je (re)mate en ce moment le Livre V de Kaamelott (en DVD) épisode par épisode, j'en suis aujourd'hui au IV. Dans celui-ci se déroule un dialogue mémorable entre Yvain et Gauvain que je ne peux m'empêcher de vous faire partager.

<Yvain> Ah ouais mais y'a carrément du monde en fait.
<Gauvain> Vous allez pas m'dire qu'ils sont tous venus pour retirer l'épée tout de même!
<Yvain> P't'êt' qu'il y en a deux-trois qui sont juste là pour nettoyer hein.
<Gauvain> Mais enfin c'est tout de même évident que le futur roi d'Bretagne doit-être d'extraction bourgeoise, sinon royale!
<Yvain> Et Arthur il est d'extraction machin-là?
<Gauvain> Bin oui c'est l'fils de Pandragon.
<Yvain> Pandragon c'est lequel déjà ?
<Gauvain> Comment ça c'est lequel ?
<Yvain> C'est pas celui qui s'est foutu à poil et qu'a déposé les armes devant les pieds d'César? C'est pas ça ?
<Gauvain> Vercingétorix?
<Yvain> Bah Arthur c'est pas le fils de Vercingétorix!
<Gauvain> Bin non...
<Yvain> Et en plus Vercingétorix en quoi il est d'extraction bourgeoise, s'il vous plaît quoi!
<Gauvain> Nan mais attendez...
<Yvain> Nan-nan mais voilà c'est bon, quand on sait pas on dit rien, c'est tout.

Voilà voilà \o/
Sinon une petite vidéo trouvée sur Youtube pour finir, ou en tapant les mots-clés "Yvain Gauvain" dans Google (mdr) et qui présente fort bien nos deux lascars.

mercredi 21 janvier 2009

Pensées en vrac

Après bien des années à haïr au plus haut point ce que représente le quidam humain moyen et à supporter non sans séquelles ses états d'âmes et ses agissements inintéressants, j'ai fini par me demander pourquoi une telle attitude de ma part, si solitaire et tellement en marge.
Certes, au début, il s'agissait surtout de se construire soi-même et de se protéger face à la cruauté de ce que représentait la masse émergente d'élèves stupides et sans intérêt que peut représenter ses camarades de classe. Mais, au fur et à mesure, on y prend goût, on montre un visage noir, froid, distant et fermé, on affiche un état que les autres comprendront et - espère-t-on - fuiront pour éviter d'avoir à voir venir des imbéciles sans esprit. Bien entendu, il y a toujours eu des exceptions - je ne dénigre pas ceux qui auront été mes précieux amis au cours de ces quelques années de ma vie - mais il n'empêche que la grande majorité n'était que mouton dont l'existence ne valait en réalité guère mieux que la mienne - encore eut-il fallu en avoir conscience à cette époque.
Finalement, cela reste. On apprend au fur et à mesure de l'existence que d'autres sont dans le même cas que soi, et qu'on est pas tellement seul finalement. Alors on s'ouvre, on parle, et on lie davantage de connaissances qu'on aurait pu le croire au départ. Mais on se rend finalement compte, suite à ces discussions, que la situation n'a guère évolué depuis toutes ces années. Evidemment, il est devenu commun d'aimer les mangas, le dessin, internet, les jeux vidéos, la musique électronique, et toute sortes de choses. Il n'empêche, je ne me suis jamais retrouvé dans les termes génériques de teuffeur, de geek ou de nolife, parce que ces gens-là étaient trop affûtés dans leurs arts respectifs ou trop intelligents dans un domaine précis auquel je ne comprenais absolument rien. Finalement, non seulement je n'avais rien de particulier, mais pire: j'étais même moins bon dans bien des domaines qui me paraissaient au départ si représentatif de ce que j'étais.
Alors, finalement, c'est à cette place que je suis. Et je m'y complais. J'en ai rien à foutre d'acheter des tonnes de mangas et de les lire au boulot en solo dans mon coin, de dessiner n'importe où dès que j'en ai l'occasion et un crayon sous la main, de rester des heures à parler avec des gens sur MSN ou sur des t'chats, à écumer les forums ou à surfer comme un aliéné, de jouer aux jeux vidéos pendant des heures et refaire les mêmes parties des jeux de Square Enix indéfiniment sans y venir jamais à bout ou d'écouter de la musique à fond dans mon appartement dans un mélange des genres psychédélique. C'est comme ça.
Pas la peine de me faire chier en me demandant si je veux faire ci ou ça. Je veux pas. Je suis bien chez moi à mater Kaamelott, à jouer à Final Fantasy VIII ou à écouter Daft Punk. C'est l'essence même de ma vie, c'est ce que je suis, et c'est ce que je serais encore pendant un long moment.

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